Une étude récente publiée dans le Journal de médecine périnatale examine les schémas de mortalité infantile liée à la drogue aux États-Unis entre 2018 et 2022.

Étude : Augmentation de la mortalité infantile liée à la drogue aux États-Unis.  Crédit photo : PeopleImages.com – Yuri A / Shutterstock.com Étude: Augmentation de la mortalité infantile liée à la drogue aux États-Unis. Crédit photo : PeopleImages.com – Yuri A / Shutterstock.com

Mortalité infantile aux États-Unis

La mortalité infantile fait référence aux décès survenant entre la naissance de l’enfant et la première année de sa vie. Par rapport à l’année dernière, le taux global de mortalité infantile aux États-Unis a augmenté de 3 % en 2022, avec un taux de mortalité infantile estimé cette année-là à 5,6 décès pour 1 000 naissances vivantes. La mortalité infantile due aux complications maternelles et à la septicémie bactérienne, qui sont toutes deux des principales causes de décès infantile, a également augmenté au cours de cette période.

Dans de nombreux cas, les médicaments sont directement impliqués ou contribuent aux facteurs liés à la mortalité infantile. Les nourrissons peuvent être exposés à divers médicaments par le biais de la consommation maternelle, de la consommation de drogues illicites ou non médicales et de l’ingestion accidentelle de certaines prescriptions.

Récemment, on a constaté une augmentation significative des décès par surdose de drogue dans la population générale, y compris chez les femmes enceintes et en post-partum. Les décès liés à la drogue étant des causes potentiellement évitables, ces événements nécessitent une enquête sérieuse pour réduire les taux de mortalité infantile.

Mortalité infantile liée à la drogue aux États-Unis

La présente étude a examiné la tendance temporelle des décès infantiles liés à la drogue entre 2018 et 2022 aux États-Unis. À cette fin, toutes les données pertinentes ont été obtenues auprès des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis. De nombreuses données en ligne pour la recherche épidémiologique (WUNDER).

Au total, 295 décès de nourrissons liés à la drogue ont été enregistrés entre 2018 et 2022, ce qui représente 0,29 % du total de 102 110 décès de nourrissons au cours de cette période. Entre 2018 et 2022, les décès infantiles liés à la drogue ont augmenté de 10,8 % à 24,4 %. En comparaison, une étude précédente faisait état d’un taux de mortalité infantile liée à la drogue significativement plus faible, de 0,64 % entre 2015 et 2017.

Bien que la plupart des décès infantiles liés à la drogue aient été enregistrés en 2021, le nombre le plus élevé de décès a été enregistré en 2019, suivi de 2022. Il est important de noter que cette période a également marqué une augmentation significative de la mortalité par surdose de drogue chez les femmes enceintes et post-partum.

Le coronavirus 2 (SARS-CoV-2) du syndrome respiratoire aigu sévère a apparu fin 2019, et sa transmission généralisée ultérieure a finalement conduit à la déclaration de la pandémie de maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) en mars 2020. De nombreuses études ont examiné les graves conséquences des confinements pandémiques sur la santé mentale et les comportements associés. Le lien possible entre ces effets de la pandémie de COVID-19 sur les surdoses de médicaments chez les femmes enceintes et en post-partum, combiné à l’augmentation du taux de mortalité liée aux médicaments chez les nourrissons, nécessite des recherches plus approfondies.

De nombreuses études ont montré que la consommation de substances, notamment d’opioïdes et de cocaïne, peut entraîner des conséquences néfastes à la naissance, telles qu’un faible poids à la naissance et une naissance prématurée, augmentant ainsi le risque de mortalité infantile. La réduction des soins prénatals pendant la pandémie et la fermeture des hôpitaux, en particulier dans les zones rurales, pourraient également avoir contribué à l’augmentation des décès infantiles liés à la drogue.

La mortalité infantile est également liée à la santé maternelle, aux conditions de vie et au développement économique. Comparés à d’autres groupes raciaux et ethniques, les nourrissons blancs et noirs non hispaniques étaient associés à des taux plus élevés de décès infantiles liés à la drogue.

Conclusions

L’étude actuelle estime une augmentation alarmante de 2,2 fois du taux de mortalité infantile liée aux drogues entre 2018 et 2022. Les limites notables de l’étude actuelle incluent la conception et la méthodologie de l’étude descriptive, qui peuvent avoir omis des informations importantes liées aux drogues.

Des recherches futures sont nécessaires pour identifier les médicaments spécifiques qui augmentent le risque de mortalité infantile et les modes de consommation périnatale de substances. Il est également essentiel d’élaborer des stratégies efficaces pour réduire les taux de mortalité en prévenant la consommation maternelle de substances et en améliorant l’accès aux soins prénatals. De nouvelles stratégies pourraient être élaborées grâce à la collaboration avec divers intervenants, notamment les autorités de santé publique, les prestataires de soins de santé et les partenaires communautaires.



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